Accueil
Encyclopédie
 

Georges Cochevelou

 

 

"Un Homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom"

 

(19??-1974)

 

Pour commencer cet hommage, on ne peut dissocier dans cette aventure Georges et son fils Alan Stivell, sans eux deux, la Harpe dite "Bretonne" n'aurait pas le succès que nous connaissons aujourd'hui.

Mais cette page se veut l'humble hommage pour celui qui à commencé l’œuvre du renouveau de la Harpe Bretonne, car sans instrument, point de musicien...

Après de nombreuses recherches sur la biographie d'Alan Stivell, je n'ai pu hélas trouver suffisamment d'informations sur la vie de Georges, comme son année de naissance, sa vie adolescente... et surtout d'ou vient l'origine de cette envie de re-créer la Harpe Bretonne. mais un formidable récit d'Alan Stivell existe à propos de son père dans le livre "Anthologie de la Harpe, La Harpe des Celtes". Vous pourrez y découvrir un récit plus détaillé que celui-là. et maintenant le npuveau livre "Telenn, la harpe Bretonne" écrit en binome avec Jean-Noël Verdier, Alan Stivell ...

Mais voici son Histoire...


Nous savons simplement que la famille Cochevelou, en breton "Kozh-Stivelloù", "vieilles sources", viennent de la région Centre Bretagne, Gourin, et Pontivy. L'aventure commence lors de la Naissance d'Alan, le 6 janvier 1944, époque difficile. La famille Cochevelou vivait à ce moment-là en Auvergne à Riom. Puis, par la suite, ils partirent s'installer à Paris.

Ancien lauréat du concours Lépine, Artiste, Mr Georges Cochevelou devient à cette époque traducteur pour le Ministère des Finances. Ce qui lui laisserait du temps pour ses passions qui sont :l'Ébénisterie puisqu'il fabrique des meubles et des instruments de musiques.
Son rêve est de faire renaître la Harpe Bretonne, disparu depuis près de 400 ans
Il faut rappeler que la Harpe est le symbole de l'Irlande, et le seul drapeau au monde à avoir un instrument de musique comme symbole. D'ailleurs, la disparition de la Harpe Irlandaise, correspond en fait à la persécution des anglais sur les Irlandais qui rêvait d'indépendance. Les anglais voyait dans la harpe un moyen de propagé des idées trop révolutionnaire, d'ou la persécution systématique des artistes utilisant cet instrument..
Après un processus de recherche de documents anciens traitant du sujet, La première Harpe Bretonne naquit en Avril 1953, Georges avait 64 ans et Alan, 9 ans. Cette première harpe celtique est équipée de cordes en nylon et décorée de motifs celtiques. C'est le déclic pour le jeune Alan qui découvre cet instrument que son père vient de concevoir.
L'absence de tout répertoire, l'ancien ayant disparu en même temps que la harpe, permet à Alan de ré-interpréter, avec de nouveaux arrangements, les thèmes traditionnels bretons, irlandais, gallois et écossais.

Précisons quand même que des documents pour la harpe bretonne n'existait peut-être plus en France mais que le fameux recueil de "Bunting" était le seul document qui subsistait sur la façon de jouer de la harpe à cette époque en Irlande.

Novembre 1953, Alan se produit pour la première fois en public à la Maison de la Bretagne à Paris lors d'une conférence de presse donnée par son professeur, événement ayant pour but de faire redécouvrir la harpe celtique.

La légende en ce qui concerne l'étude musicale d'Alan dit que pendant ses cours avec Denis Megevand, le jeune garçon impatient, avait tendance à ne pas écouter son professeur trouvant que les exercices "classique", n'était pas son truc !!! ce qui exaspérait son professeur !! réalité ou rumeurs ?

1955 : Jord et Alan, lors de la fête des cornemuses de Brest, se lient d'amitié avec une famille de harpistes irlandais, les O' Tuama.
En 1959, Alan sort son premier disque 45 tours, chez Mouez Breiz, sous son nom du moment : Alan Cochevelou. Son père, qui a harmonisé et arrangé les morceaux constituant cet opus, accompagne également Alan.
Nous découvrons par la même que Georges était aussi un mélomane accompli.

1960 : Alan accompagne la chanteuse Andrée Le Gouilh et démontre les possibilités qu'à la harpe à accompagner les chants en breton, notion chère à son père. la harpe celtique s'implante peu à peu en Bretagne. Jord Cohevelou en a réalisé une vingtaine d'exemplaires, achetés par les cercles celtiques de Saint-Malo, Pontivy, Redon. La formation "Telenn Bleimor" utilise ce légendaire instrument en concert.

1964 : Alan utilise pour la première fois une harpe bardique amplifiée. Fabrication paternel, cet instrument est inspiré de la harpe irlandaise du XVème ou du XVIème siècle. Cette harpe est équipée de cordes métalliques qui lui donnent une sonorité évoquant un peu celle d'une guitare folk

La création de cette harpe bardique prouve la volonté de Georges Cochevelou à retrouver le plus possible le son "originel" de la harpe dite "Celtique", en recréant une harpe telle que l'on peut admiré à la fameuse bibliothèque de « Trinity College » à Dublin. Georges Cochevelou dans ce travail prouve sans conteste sans goût de la recherche, ce qui aujourd'hui se fait de plus en plus rare dans le milieu de La Harpe Celtique "Renaissance de la harpe celtique" offre ses lettres de noblesse à l'instrument, connaît aussi un succès fracassant en Allemagne et même au Japon.
Fin 1973, Alan s'installe en Bretagne, dans le Poher, région du centre-ouest Bretagne, plus précisément, à Langonnet.
En 1974, Alan crée son propre label Keltia III, afin de mieux encore, décider de ses productions. Il met au point la première harpe électro- acoustique. Un disque aux accents artistiques plus intimistes voit le jour, "E Langonnned"; il deviendra aussi disque d'or.


Mais 1974 marque aussi une année difficile pour Alan car il perd son père, Georges. s.


 

L'aventure aurait pu s'arrêter là, mais Alan continue l’œuvre de son père au niveau recherche, dessin, construction de Harpe de plus en plus perfectionnée.. c'est ce que vous pourrez découvrir dans la suite de la page.

1976 : "Trema'n Inis" (Vers l'île), un disque important, puisque dédié à au père d'Alan….. Il reprend pour ce disque le premier prototype de harpe celtique électrifié avec lequel il interprète, outre des hommages aux poètes bretons, deux thèmes composés par son père.


Durant les années 80, Alan poursuivant opiniâtrement sa route musicale, dessine et fait fabriquer de nouvelles harpes électroacoustiques et s' intéresse également à la technologie MIDI (musique informatisée).
1985 "harpes du nouvel âge", Nouvel album avec un son nouveau, fruit de plusieurs années recherches.
Cet album, , est consacré, en 1986, aux Etats Unis, par un "Indie Award", dans la catégorie "new-age", attribué par l'association des producteurs et distributeurs indépendants américains. C'est la première fois qu'il utilise une harpe celtique électrique conçue par lui-même et servie par une prise de son numérique donnant encore plus de pureté à ce dixième instrument d'une lignée élaborée par ses soins.
Il unit ainsi deux courants qui lui sont chers : la tradition et la modernité.

Il est probable que c'est à cette époque qu'aux Etats Unis, l'essor de la harpe "dite Celtique" pris son envol... d'ou l'incroyable multitudes de sites actuels parlant de la Harpe Celtique sur toutes ses formes.

Mai 2002 : Sortie de "en tu hont d'ar c'homzoù", "au delà des mots"…
2003-2004 célébrera le 50ème anniversaire du renouveau de la harpe celtique. Six des harpes d'Alan sont présentes dans ce magnifique enregistrement, dont la célèbre et déterminante "Telenn Gentãn", construite par son père.
Le 3 octobre 2003, lors du concert de Saint-Malo, Alan utilise pour la première fois une nouvelle harpe "prototype" réalisée, d'après ses plans, par un atelier nantais... "in BZH".

Aujourd'hui, l'Aventure de la Harpe Celtique continue son chemin avec le successeur de Georges Cochevelou, son fils, Alan....


50 ans d'existence, un âge plus que raisonnable pourtant pour un des plus vieux instruments du monde.

Que penserais Georges Cochevelou de l'essor de la Harpe Celtique en Bretagne et dans le monde aujourd'hui ? Est-ce qu'il serait fière de voire que ses recherches sont plus ou moins bien exploitées ?


J'avoue être déçu par les recherches que j'ai faite lors de la conception de cette page. Je voulais montrer aux gens intéressés que le travail énorme qu'à fournis Mr Georges Cochevelou provenait certainement de son passé et des ses rencontres...

Mais hélas, peu d'éléments existe sur le sujet. Souvent intégré à la Biographie de son fils, on n'oublie que trop rapidement l'importance capital qu'à été le rôle de Georges Cochevelou dans la carrière de son fils Alan.


Liens :